|
Le député Allen demande à la Chambre de soutenir l’abolition du registre des armes d’épaule 10 février 2012
OTTAWA – Le mardi 7 février, quelques heures seulement avant que les députés aient voté pour l’abolition du registre des armes d’épaule, le député Mike Allen, de la circonscription Tobique-Mactaquac, a défendu devant ses homologues l’importance d’abolir le registre devenu inefficace. « Selon un sondage que j’ai effectué, le projet de loi C-19, un projet de loi explicite, a obtenu l’appui de plus de 90 p. 100 de mes électeurs, explique-t-il, et il prévoit des dispositions favorisant la sécurité publique, respecte nos traditions et, à plus long terme, il offrira un meilleur rendement pour l’argent des contribuables. » « Dans ma circonscription, aucune autre question ne suscite autant de passions que celle du registre des armes d’épaule », ajoute-t-il. Le président du caucus conservateur de l’Atlantique, pour sa part, a surtout commenté l’information et la rétroaction qu’il a entendues des électeurs de Tobique-Mactaquac depuis la première fois où il s’y est porté candidat en 2004. « J’ai effectué un sondage il y a quelques années et j’ai obtenu environ 1 400 réponses », raconte-t-il. « Plus de 90 p. 100 des électeurs de Tobique-Mactaquac estimaient que l’on devait abolir le registre des armes d’épaule. J’ai répété l’expérience récemment et de nouveau, les chiffres étaient renversants, ils se maintenaient à plus de 90 p. 100 ». M. Allen ne nie pas pour autant l’enjeu pour la population que représentent les crimes violents commis à l’aide d’une arme à feu. Il s’agit d’un véritable problème. « Voilà à quoi servent les peines minimales obligatoires pour les crimes graves commis à l’aide d’une arme à feu. Voilà ce à quoi s’attaque notre projet de loi. C’est la raison pour laquelle nous mettons en œuvre des politiques, et non un registre d’armes qui vise injustement les personnes qui œuvrent dans nos secteurs traditionnels. » Il qualifie le projet de loi C-19 d’un projet de loi relativement simple. Tout d’abord, la nouvelle loi éliminerait l’exigence d’enregistrer les armes à feu sans restriction, telles que les carabines et les fusils de chasse. Cette disposition concerne tous les agriculteurs qui doivent protéger leur bétail, tous les sportifs qui chassent le gibier et les autres résidents des milieux ruraux qui utilisent les armes d’épaule pour gagner leur vie. « En revanche, comme on l’a déjà souligné à plusieurs reprises, je ne crois pas que nous voulions renoncer pour autant à l’obligation que les propriétaires d’une arme à feu détiennent un permis valide », fait-il remarquer. « Plusieurs personnes se sont présentées à nos bureaux pour discuter du processus d’octroi de permis. Il est onéreux et exige plusieurs heures de formation. Certains citoyens de ma circonscription fournissent cette formation. Elles s’occupent de la vérification des antécédents nécessaire pour assurer la sécurité. Le projet de loi conserverait les aspects relatifs à la sécurité publique, tout en tenant compte des besoins des propriétaires d’armes à feu. Les personnes qui détiennent des armes à feu sans restriction et des fusils de chasse ne seraient plus tenues de les enregistrer. C’est une excellente nouvelle pour tous les propriétaires d’armes d’épaule qui ont attendu aussi longtemps pour enfin voir le registre aboli. » M. Allen indique que les personnes possédant des armes d’épaule avaient également abordé la question des renseignements personnels et il se réjouit de l’article 29 du projet de loi qui porte justement sur la destruction des dossiers en lien avec l’enregistrement des carabines et des fusils de chasse. « Tant qu’on n’aura pas détruit les données, il persistera toujours un registre des armes d’épaule et quiconque le voudrait pourrait toujours le recréer », précise-t-il. « Pour notre part, il est crucial de s’assurer que ces dossiers disparaissent. » Le député de Tobique-Mactaquac a fait mention d’un comité qu’il avait mis sur pied en 2006 pour discuter du registre des armes d’épaule. « Il est intéressant de constater qu’au départ, il s’agissait d’un comité sur le registre des armes d’épaule, mais que les membres ont décidé par la suite d’en faire un comité sur la sécurité publique », dit-il. « Ils voulaient aborder la question des lois sur les armes à feu sous l’angle de la surveillance de l’octroi des permis ». « Ce comité réunissait notamment M. Cormier de Saint-André, qui offre de la formation et dispense le cours destiné aux propriétaires d’armes d’épaule, M. Kierstead, l’entraîneur de l’Équipe nationale de tir du Canada, Bill Ensor et Ray Dillon, guides sportifs dans la région de ma circonscription, dont l’un est un médecin fanatique des armes à feu, M. Ray Tibbits, membre d’un club de tir local, qui enseigne à nos enfants le respect et l’usage approprié des armes à feu et M. Dale Clark, ancien président des New Brunswick Trappers et de la Fur Harvesters Federation », précise-t-il. « Le point de vue de ces personnes sur l’orientation pourrait suivre que le projet de loi était judicieux ». M. Allen a mentionné que le projet de loi précédent, le projet de loi C-68, et le registre des armes d’épaule ne respectaient pas nos pratiques traditionnelles et ne respectaient pas non plus nos aînés, que l’on a harcelés avec le registre d’armes d’épaule, ainsi que d’autres aînés qui se transmettaient des armes d’épaules de génération en génération. « Ils étaient harcelés par le service de police et le registre des armes d’épaule, ce qui est tout simplement déplorable », raconte-t-il. M. Allen a souligné l’important travail accompli par les champs de tir de Springfield et de Woodstock ainsi que les bénévoles pour éduquer la collectivité sur le contrôle approprié et le maniement sécuritaire des armes à feu, etc. « J’aimerais souligner le bon travail qu’ils accomplissent ainsi que les efforts déployés pour enseigner le respect des armes à feu dans nos collectivités », dit-il. M. Allen a également mentionné le coût du registre des armes d’épaule. « De nombreux débats et commentaires ont surgi à la Chambre à propos des deux milliards de dollars qui ont été dépensés pour un registre des armes d’épaule autant inutile qu’inefficace. Le rapport du vérificateur général traite de manière très précise de cet aspect et de la quantité de données erronées contenues dans le registre, ce qui signifie que la police ne peut pas s’y fier. » « En tant que député issu d’un milieu rural, j’ai fait campagne sur ce sujet à quatre reprises. Je sais que les membres de mon équipe soutiennent ma campagne, tout comme les citoyens de ma circonscription. Je demande à tous les députés de la Chambre d’appuyer ce projet de loi dès aujourd’hui ». Après le rejet de plusieurs modifications proposées par les membres de l’Opposition, le troisième et dernier vote visant l’abolition du registre des armes d’épaule s’est tenu à la Chambre, et le projet de loi C-19 a fait son chemin jusqu’au Sénat où on le soumettra au même processus. M. Allen est convaincu que le projet de loi sera adopté ce printemps.
|
|